Je suis sûr qu’on se souviendra tous de ce temps de Carême, une longue période de pénitence et, hélas, pour de nombreux Valdôtains, de souffrance et de douleur. La plupart des familles Valdôtaines ont été touchées par ce petit virus sournois qui nous a fait changer habitudes, qui nous a fait sentir tous plus vulnérables et plus seuls, un être invisible qui nous a fait percevoir les personnes que nous rencontrons, parfois même nos proches, comme une possible menace pour notre santé. Un danger qui concerne surtout les plus vulnérables, les plus silencieux de nos générations, qui sont hospitalisés et qui partent sans la caresse, voire même pas le regard d’une personne aimée. On a défini tout cela, avec juste raison, la maladie de la solitude.
La campagne électorale des records vient de commencer !
Jamais on a eu une campagne électorale au mois d’août, jamais on a eu une campagne électorale pendant une pandémie mondiale, jamais on a eu une campagne électorale pour le renouvèlement du Conseil de la Vallée en concomitance avec la campagne électorale pour les élections communales, jamais on a eu une campagne électorale en Vallée d’Aoste après la dissolution anticipée du Conseil Régional. Je suis persuadé, en tous cas, que les records ne s’arrêtent pas là.
Dans les sciences physiques et mathématiques il y a une théorie bien connue, même si encore objet d’études et de développements dans des différents domaines, de la finance à la météorologie, de la médicine à l’informatique : la théorie du chaos. En tout état de cause, je crois qu’on pourrait ajouter une branche d’étude de la fameuse théorie concernant la politique Valdôtaine.
Soixante-quinze ans de liberté. Aujourd’hui nous tenons tous banalement pour acquis même les valeurs les plus importants pour notre vie et pour notre société. Les passages dramatiques qui ont porté nos grands-parents à conquérir la liberté pour nous tous doivent, au contraire, rester bien ancrés au centre de nos esprits, pour que nous soyons à même de transmettre aux futures générations, comme nos grands-pères l’ont fait avec nous, le danger de l’épanouissement de courants enracinés sur la haine et les peurs. Les pires des totalitarismes sont surgis de la haine. Pouvons-nous être sûrs que ce type de danger, évidemment sous des formes différentes, ne soit plus parmi nous ?
Le 25 avril 1945 la folie meurtrière de la dictature nazi-fasciste a été éradiquée de notre pays et des nouveaux parcours de démocratie - dès ce moment - sont finalement partis : la vie républicaine, notre Constitution et pour nous Valdôtains, le parcours compliqué de notre Autonomie et de notre Statut Spécial évidemment. Rien ne serait comme nous le vivons aujourd’hui, sans ce 25 avril d’il y a 75 ans. Notre liberté est née de la Résistance. Ce ne sont pas seulement les libertés sociales et d’expression démocratique qui sont surgies de ce moment historique, mais également nos libertés personnelles, aspect que nous avons tendance à sous-estimer avec facilité.