Je n’ai que quelques minutes, donc je vais directement au but sans les préambules de circonstance.
J’ai eu la chance de vivre ces cinq ou six dernières années de ce parcours depuis une position privilégiée, d’où j’ai pu suivre son évolution et écouter les prises de position et les points de vue concernant la recomposition du monde unioniste et autonomiste de la plupart d’entre vous.
Un parcours long et complexe, qui a vu ses protagonistes parfois très convaincus, parfois moins. Parfois très engagés, parfois moins aussi.
Aujourd’hui, enfin, nous y sommes… en cette journée importante pour l’avenir de la politique valdôtaine. Mais je suis convaincu que nous ne devons pas commettre l’erreur de nous reposer sur nos lauriers !
Ce n’est pas un jour de fête pour célébrer la fin d’un parcours, mais bien le début d’un travail concret sur le terrain pour réaliser tout ce qui, jusqu’ici, n’était qu’une idée.
Nous devons démontrer que nous sommes concrets et crédibles, car la majorité des autonomistes valdôtains ne se trouve pas dans cette salle. Si nous le sommes, les Valdôtains nous suivront et participeront. Il y a sans doute, dehors, quelqu’un qui aurait préféré voir une salle à moitié vide aujourd’hui — nous sommes donc particulièrement heureux et fiers de les avoir déçus !
Il y a exactement 200 ans aujourd'hui, le 7 mai 1824, était jouée pour la première fois en public à Vienne la 9e Symphonie de Beethoven, magnifique symbole de liberté, qui contient également dans son dernier mouvement le célèbre thème musical qui a été choisi comme hymne de l'Union européenne. Mais c'est surtout le texte, moins connu, de la partie chorale de l'hymne à la joie, écrit par Friedrich von Schiller et repris par Beethoven, qui exprime la vision idéaliste du développement d'un lien de fraternité entre les hommes et d'espérance vers la joie de la paix.

Le sujet ne pourrait être plus actuel aujourd’hui.
Notre monde vit peut-être le moment le plus difficile, le moment où la tension internationale est la plus élevée depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à ce jour : un petit pas franchi au-delà des limites du bon sens peut suffire pour déclencher une guerre sans retour.
Dans ces derniers mois, la discussion autour de la mise en œuvre de la réforme du titre V de la Constitution a repris de manière importante : il s’agit d’un parcours commencé dans le désormais lointain 2001, avec l'approbation de la loi constitutionnelle n. 3. Avant tout il y a eu les tentatives d'engager des procédures d'agrément de nouvelles formes d'autonomie de la part de trois Régions italiennes en 2017 – la Vénétie, la Lombardie et l'Émilie-Romagne – en application de l'article 116 troisième alinéa de la Constitution ; aujourd’hui le débat a connu un nouvel élan, avec le projet de loi proposé par le ministre Calderoli pour la mise en place de l'autonomie différenciée des Régions à statut ordinaire.
Bien évidemment, je n’ai pas de réponses définitives sur ce sujet (je suis plus à l'aise avec les équations différentielles et les particules élémentaires qu'avec les normes constitutionnelles). Je me permets toutefois de partager avec les lecteurs mon humble point de vue, sans prétention d'être techniquement irréprochable.
En tant que fédéralistes convaincus, nous ne pouvons que nous féliciter pour l'éventuel agrément de toute forme d'autonomie ou de possibilité d'autogouvernement des territoires et des Régions.
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Le 9 mai, comme chaque année, on rappelle en toute Europe le début du parcours qui a bâti l'Union Européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui : c'est le jour dans lequel la déclaration du ministre français Robert Schuman, qui a lancé la constitution de la communauté européenne du charbon et de l'acier, a été proposée. C'était le 1950 et les pays européens se trouvaient dans un contexte social et économique encore ravagé des conséquences de la guerre, la politique étant engagée pour trouver des solutions pour une paix durable. Ce traité précurseur, qui pose les bases pour l'intégration européenne, avait le but évident de chercher un chemin de paix à travers des accords économiques entre les pays qui sortaient de positions opposées des longues et sanglantes années de guerre.
Evidemment ce jour est devenu un moment symbolique pour rappeler un parcours très long et complexe qui est, dans les faits, loin d'être complètement achevé. Schuman lui-même soutenait que l'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait.
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